Une petite citadine pleine de surprises
Il y a deux ans, j’ai décidé de sauter le pas et d’acquérir une BMW i3 en occasion. Remplaçant ainsi la BMW série 2 décapotable aussi belle que pas pratique. Cette petite voiture citadine ne ressemble à aucune autre sur les routes ! Avec sa forme atypique, que j’aime qualifier de « berlingot », elle se faufile aisément en ville. Elle a un angle de braquage incroyable qui permet de faire des demi-tours sur des mouchoirs de poche. Son coffre à haillon permet un chargement de taille lorsqu’on abaisse les sièges arrière. Pour y placer mon énorme sac de gardien de hockey, quelle facilité, ça rentre dans le coffre même sans abaisser les sièges. Quelle galère c’était pour le faire passer entre le chassis de porte et le siège avant à moitié replié de la 2 portes… Et vraiment, quel plaisir de conduire une voiture qui allie dynamisme, technologie, écologie et… un style unique.
Autonomie : une citadine qui souffre l’hiver
Parlons un peu de l’autonomie. En hiver, il faut souvent composer avec un maximum de 200 km, ce qui peut être un défi pour les trajets longs. À l’inverse, en été, il n’est pas rare d’atteindre plus de 270 km. Cette différence est liée à la température et aux besoins de la batterie. Cette autonomie me convient de toute façon, je l’ai choisie pour faire des trajets quotidiens de 40kms. Plusieurs modes permettent d’alterne conduite « confort », « économique » ou encore eco-pro. Ce dernier mode limite la vitesse max à 90km/h et le chauffage. Mon modèle bénéficie d’une pompe à chaleur ce qui économise pas mal la batterie en hiver. Mais le mode permet de vives accélérations qui raviront les amateurs. Le réel confort de l’électrique, c’est sa souplesse incroyable et la conduite coulée qu’elle permet…
Une voiture « verte », un taux de recyclabilité de 95%
La BMW i3 ne fait pas que briller par son design ; elle est aussi conçue avec des matériaux recyclés. Les tissus d’ameublement intérieurs sont entièrement fabriqués en PET recyclé et les housses de sièges contiennent de la laine vierge et des matériaux PET. Le Kenaf (fibre végétale) est utilisé pour le tableau de bord et les panneaux de porte, en alliance avec du chanvre, réduisant astucieusement le poids des composants et remplaçant les plastiques traditionnels. Le bois de la planche de bord est un bois d’Eucalyptus qui provient de cultures certifiées (principalement en Europe). Les options de cuir sont traitées à l’aide d’un agent de tannage naturel extrait de feuilles d’olivier. tout comme les housses En prime, l’usine de Leipzig où elle a été produite utilise l’énergie éolienne, un vrai plus pour la planète ! Quant aux portes suicides, au toit ouvrant, et à l’intérieur en cuir, on ne peut pas dire que l’on manque de confort. Mais ce n’est pas tout, elle est encore assez légère comparée à d’autres véhicules thermiques de son gabarit… alors qu’elle s’alourdit du poids d’une batterie en plus ! C’est lié à l’architecture innovante « LifeDrive » créée par BMW à l’époque : le module « Life » fournit un habitacle en plastique renforcé de fibres de carbone alors que le module « Drive » en aluminium, intègre la batterie, le moteur et la suspension. Une rareté sur la route d’aujourd’hui, et j’adore chaque instant passé derrière son volant !
